Ienachita Vacarescu – Pauvre Tourterelle

Oh, bien pauvre tourterelle,
Demeurée si seule et frêle,
Sans son époux pris pour cible ;
Sa tristesse est indicible.

Tant qu’elle vit, son deuil elle porte,
Plus d’ami elle ne supporte.
Elle passe par fleurs et bois,
Ne regarde ni ne voit.

Elle traverse le jardin vert,
Et s’en va , au loin se perd.
Volant jusqu’à perte de soi,
Sur bois vert guère ne s’asseoit.

Si quelque part elle se pose,
C’est sur du bois sec, morose ;
Elle ne mange, ni ne boit.

Là où une eau claire elle voit,
Elle la trouble et s’en va ;
Si une eau troublée est là,
Plus la trouble et là elle boit.

Si quelque chasseur s’annonce,
De ce côté-là elle fonce,
Qu’il la tire et qu’elle tombe,
Pour qu’elle cesse de se morfondre.

Si un pauvre oiselet
Dans son cœur si meurtri est,
Jusqu’à en vouloir s’éteindre,
Pour son tendre époux rejoindre.

Alors, moi, homme de qualité,
Empreint de sensibilité,
Comment puis-je être heureux ?
Oh ! Amertume et malheur !

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