Vasile Carlova – Le soir

Lorsqu’à peine voit-on du soleil les rayons
Au flanc d’une montagne sur un nuage au rose front
Et qu’un zéphir plus frais commence à soupirer
Dans les feuilles, sur la plaine, plus fort un tantinet;

A cette heure agréable, dans de tristes valées,
A l’écart des grands bruits, souvent je me retire,
Au point le plus élevé, je m’asseois désolé,
Pour, à la solitude; compagnie tenir.
……
Lorsqu’une plaine en herbe devant moi je regarde,
Et que mes yeux de courir sur celle-ci sont lassés,
Le paysage de cette plaine de fleurs toute parsemée,
S’assombrit de la nuit qui avancee retarde.

Lorsqu’un bosquet touffu, au front bien trop altier
Couronne tout ce champs, pour que plus beau il soit.
Et sans cesse de son sein déverse avec bonté
Sur l’étendue lointaine un vent un peu plus froid.

D’un côté, là encore, un petit ruisseau serpente
Et pareil à une toile se voit là-bas tout blanc
Et qu’ il nous semble même qu’il s’agite sous le vent
Mouvant sur les galets sont flot tout blanc

Et avec quel plaisir, de loin on peut entendre
Des voix de belles bergères, la flûte d’un pastoureau,
Qui revenant des champs, se retire dans la lande,
Laissant pour le garder le bon chien du troupeau.
…….

Doucement la lune aussi, provisoire maîtresse,
Monte à l’horizon, la plaine blanchissant,
Et contente pleinement, d’un bon front de tendresse,
Elle poursuit son chemin, parfois en remerciant.

Maintenant doucement arrive le sommeil reposant,
Dans ses bras doucement prenant chaque mortel…
L’être si généreux du ciel alors commande
A la terre charitable d’être dans l’éternel.
…….
Mais à cette âme triste et privée de tendresse,
Repos ni contentement, je ne sais pas trouver;
Sans cesse la joie du cœur s’en va ailleurs chercher
Et elle erre en peine partout avec tristesse.

Ce qu’elle cherche ne sait, mais elle sent bien l’absence
De cet être qui puisse son bonheur faire venir.
Et ne pouvant trouver ce que tant elle désire
Dans les brumes du chagrin, plus loin elle s’avance,

Exactement pareille au canot qui en mer
Errant dans la tempête, ne retrouve plus la terre;
N’ayant plus nul espoir que quelque vent chanceux
Par hazard la rejette au bord de la grande bleue.

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