Vasile Alecsandri – Au coeur de l’hiver

Dans les bois les chênes craquent ! Le gel est amer, cruel !
De glace semblent les étoiles, en acier parait le ciel
Et la neige cristalline couvrant la plaine brillante
Un champs de diamants semble, qui sous les pieds crisse et chante.

Des nuages de fumée blanche dans l’air scintillant et bleu
Se dressent comme les hautes colonnes d’un temple majestueux,
Sur lesquelles repose la voûte d’un ciel transparent et clair
Où la lune allume secrète le phare de sa douce lumière.

Quel tableau grandiose, fantasque ! … Mille étoiles argentées
Dans ce temple immense brûlent en torches de l’éternité
Les montagnes sont ses autels, les forêts ses orgues sonores
Où le vent d’hiver s’engouffre, des notes horribles fait éclore.

Tout est ici immobile, sans nulle vie, sans nulle voix;
Pas un vol dans l’atmosphère, sur la neige pas un pas;
Mais que vois-je ? … au clair de lune, un fantasme qui surgit
C’est un loup suivant rapide, une proie d’effroi transie !

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