Vasile Alecsandri – Fin d’automne

Les hôtes de nos campagnes, cigognes et hirondelles
Ont quitté leurs nids en hâte, fuyant le froid et la grêle.
Les longues rangées migratrices, s’apprêtant au long trajet
Prennent le chemin du refuge, poursuivies de nos regrets.

La gaie et verte prairie est maintenant triste et fanée,
Atteints par la gelée blanche, les boqueteaux semblent rouillés.
Les feuilles tombent, dans l’air voltigent et des branches se détachent
Comme les illusions heureuses tour à tour notre âme lâchent.

De par quatre coins du monde haut s’élèvent dans le ciel
Comme des dragons fantastiques, des nuages porteurs de gel.
Le soleil aimé se cache et sous les affreux nuages
Une volée de corbeaux passe croassant d’hivernaux présages.

Le jour baisse, l’hiver arrive à cheval sur l’aquilon !
Le vent souffle sous les portes répandant de longs frissons.
Boeufs mugissent, chevaux hennissent, les chiens aboient en tout lieu,
Et l’homme triste, l’humeur pensive, tire sa chaise plus près du feu.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :