Vasile Alecsandri – L’hiver

D’un ciel blanc l’hiver terrible tamise les nuages de neige
Comme de grosses congères errantes, qui au ciel forment cortège.
Des flocons voltigent et flottent comme de beaux papillons blancs
Faisant frissonner l’épaule de mon beau pays dormant.

Jour et nuit neige et reneige, le matin il neige encore,
Un haubert d’argent recouvre le pays d’un riche décor.
Un soleil tout rond et pâle derrière les nuages luit
Comme un rêve de jeunesse à travers le temps qui fuit.

Tout est blanc, champs et collines, à la ronde un ciel d’acier.
En fantômes blancs se changent les rangées de peupliers.
Et dans l’étendue déserte, sans nulle trace ni chemin,
L’on voit des villages épars sous leur blanche fumée au loin.

Mais la neige brusquement cesse, les nuages s’en vont au vent,
Un joyeux soleil caresse cet océan scintillant.
Et voici que passe en flèche un léger et gai traîneau,
Dans l’air joyeusement résonnent les clochettes des chevaux.

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