Vasile Alecsandri – La moisson

L’alouette qui grisolle, ses petites ailes s’agitant,
Sur une échelle de lumière tout droit du soleil descend.
L’air autour est immobile, il devient brûlant à point,
La caille dans les blés chante, la cigale dans les foins.

Dans les blés à haute paille, des moissonneurs sont entrés,
Alors qu’ils étaient humides du souffle de la rosée,
Vus de loin ils semblent tous nager dans un fleuve jaune pur,
Les filles sont sans fichu et les gars sans leur ceinture.

La faucille, lune mortelle, coupe sans cesse les épis nus,
La caille emporte ses petits; les blés déjà diminuent;
Et puis la moisson coupée et renversée par paquets
Se dresse en gerbes d’or, se monte en meules de blé.

Plus loin, travaillant alertes, un jeune gars et une jeunette
Pour chaque gerbe faite se donnent un baiser à la sauvette.
Au-dessus des champs sifflote s’envolant l’ oiseau de feu;
Qu’il doit être doux à faire, le pain de leurs gerbes à eux !

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