Vasile Alecsandri – La rive du Siret

Légères, les vapeurs nocturnes comme des fantasmes se lèvent
Et, flottant au-dessus des saules, s’éparpillent comme un rêve.
Luisante, la rivière se glisse comme un dragon ruisselant
Qui dans la clarté de l’aube ses écailles va mouvant.

Au matin quand l’aube pointe, je m’assois sur la rive verte,
Je regarde l’eau qui coule et puis au tournant s’arrête
Se changer en vaguelettes sur de petits galets glissant,
S’endormir auprès des gouffres, la rive sablonneuse creusant.

Tantôt c’est un saule qui penche vers l’étang sa chevelure raide,
Tantôt un barbeau s’élance dans les airs, suivant une guêpe,
Tantôt les canards sauvages s’arrêtent sur leur chemin
Battre cette eau assombrie par quelque nuage pèlerin.

Mes pensées à vau l’eau coulent, emportées par le courant
De cette rivière éternelle qui chemine doucement,
Le bocage autour frisonne, un lézard comme une émeraude
Longuement ma tête fixe en quittant sa pierre chaude.

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