Vasile Alecsandri – Le chasseur

Le chasseur s’en va en hâte, au point du jour triomphant
Le soleil, orgueilleux hôte, il salue amoureusement
Le monde joyeux tressaute; des milliers de voix sonores
Célèbrent le gai mariage de la terre et de l’aurore.

Comme une mer invisible des flots d’air limpide passent
Sur le visage du monde qu’au passage ils embrassent.
Sur la plaine toute en rosée, le pas laisse des traces vertes
Qui sous les rayons chauds sèchent, et puis lentement se perdent

Le chasseur boit sur la route la fraîcheur du beau matin,
Admire le jeu de lumières sur les verdures du chemin,
Regardant dans l’ombre chaude des fleurettes dans les clairières,
Et les sources cristallines, les vautours à plume altière.

Un peuplier droit s’élève, haut perché à l’horizon,
Et sa feuille argentée jette une ombre sur le vallon.
Le chasseur au tronc s’appuie à ses amours rêvassant
Deux écureuils sur une branche se moquent du fusil luisant.

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