Vasile Alecsandri – L’éveil de la Roumanie

Vous qui somnolez encore, vous qui immobiles dormez,N’entendez-vous dans vos rêves, une triomphante clameur,Qui s’élève jusqu’aux cieux, annonçant du monde l’éveil, Comme le salut sans pareil D’un avenir glorieux ? Ne sentez-vous votre coeur sursauter et s’agiter ?Ne sentez-vous pas monter un saint élan bien roumainA cette voix de renaissance, à cette voix de libertéPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – L’éveil de la Roumanie »

Vasile Alecsandri – Penes, plume de dindon

Neuf nous partîmes au champs d’honneur, Dix, le sergent en tête,Et nul n’avait , ma foi, le coeur Hésitant ou bien tiède!Joyeux comme le léger faucon qui quitte le sommetNous avions des ailes aux talons et une plume au bonnet. Quittant en plein été nos champs Ensemble nous sommes partisPour délivrer des mécréants Ce pauvrePoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – Penes, plume de dindon »

Vasile Alecsandri – Mon Etoile

Toi, qui demeures perdue, dans la nuit éternelleEtoile douce et chère à mon âme à jamais!Toi qui brillais naguère si vive et si belle,Quand nous n’étions au monde que toi et moi tout seuls. Oh ! tendre, caressante et intime lumière !Que parmi les étoiles recherche mon amour,Qui souvent envers moi, quand la nuit estPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – Mon Etoile »

Vasile Alecsandri – Le chasseur

Le chasseur s’en va en hâte, au point du jour triomphantLe soleil, orgueilleux hôte, il salue amoureusementLe monde joyeux tressaute; des milliers de voix sonoresCélèbrent le gai mariage de la terre et de l’aurore. Comme une mer invisible des flots d’air limpide passentSur le visage du monde qu’au passage ils embrassent.Sur la plaine toute enPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – Le chasseur »

Vasile Alecsandri – La ronde de l’union

Donnons-nous la main, mes frèresTous dont l’âme roumaine espère.Formons tous une ronde amieSur la terre de Roumanie ! Que périsse l’herbe mauvaiseQue toute haine s’apaisePour que toute la RoumanieVive de fleurs et d’harmonie ! Toi, Valaque, voisin, compère,Viens t’unir à moi, mon frère.Pour la vie, pour la mort mêmeQue notre sort soit le même UnPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – La ronde de l’union »

Vasile Alecsandri – La rive du Siret

Légères, les vapeurs nocturnes comme des fantasmes se lèventEt, flottant au-dessus des saules, s’éparpillent comme un rêve.Luisante, la rivière se glisse comme un dragon ruisselantQui dans la clarté de l’aube ses écailles va mouvant. Au matin quand l’aube pointe, je m’assois sur la rive verte,Je regarde l’eau qui coule et puis au tournant s’arrêteSe changerPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – La rive du Siret »

Vasile Alecsandri – La moisson

L’alouette qui grisolle, ses petites ailes s’agitant,Sur une échelle de lumière tout droit du soleil descend.L’air autour est immobile, il devient brûlant à point,La caille dans les blés chante, la cigale dans les foins. Dans les blés à haute paille, des moissonneurs sont entrés,Alors qu’ils étaient humides du souffle de la rosée,Vus de loin ilsPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – La moisson »

Vasile Alecsandri – L’hiver

D’un ciel blanc l’hiver terrible tamise les nuages de neigeComme de grosses congères errantes, qui au ciel forment cortège.Des flocons voltigent et flottent comme de beaux papillons blancsFaisant frissonner l’épaule de mon beau pays dormant. Jour et nuit neige et reneige, le matin il neige encore,Un haubert d’argent recouvre le pays d’un riche décor.Un soleilPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – L’hiver »

Vasile Alecsandri – Fin d’automne

Les hôtes de nos campagnes, cigognes et hirondellesOnt quitté leurs nids en hâte, fuyant le froid et la grêle.Les longues rangées migratrices, s’apprêtant au long trajetPrennent le chemin du refuge, poursuivies de nos regrets. La gaie et verte prairie est maintenant triste et fanée,Atteints par la gelée blanche, les boqueteaux semblent rouillés.Les feuilles tombent, dansPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – Fin d’automne »

Vasile Alecsandri – Au coeur de l’hiver

Dans les bois les chênes craquent ! Le gel est amer, cruel ! De glace semblent les étoiles, en acier parait le cielEt la neige cristalline couvrant la plaine brillanteUn champs de diamants semble, qui sous les pieds crisse et chante. Des nuages de fumée blanche dans l’air scintillant et bleuSe dressent comme les hautesPoursuivre la lecture de « Vasile Alecsandri – Au coeur de l’hiver »

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