Vasile Alecsandri – La moisson

L’alouette qui grisolle, ses petites ailes s’agitant,Sur une échelle de lumière tout droit du soleil descend.L’air autour est immobile, il devient brûlant à point,La caille dans les blés chante, la cigale dans les foins. Dans les blés à haute paille, des moissonneurs sont entrés,Alors qu’ils étaient humides du souffle de la rosée,Vus de loin ilsLire la suite « Vasile Alecsandri – La moisson »

Vasile Alecsandri – L’hiver

D’un ciel blanc l’hiver terrible tamise les nuages de neigeComme de grosses congères errantes, qui au ciel forment cortège.Des flocons voltigent et flottent comme de beaux papillons blancsFaisant frissonner l’épaule de mon beau pays dormant. Jour et nuit neige et reneige, le matin il neige encore,Un haubert d’argent recouvre le pays d’un riche décor.Un soleilLire la suite « Vasile Alecsandri – L’hiver »

Vasile Alecsandri – Fin d’automne

Les hôtes de nos campagnes, cigognes et hirondellesOnt quitté leurs nids en hâte, fuyant le froid et la grêle.Les longues rangées migratrices, s’apprêtant au long trajetPrennent le chemin du refuge, poursuivies de nos regrets. La gaie et verte prairie est maintenant triste et fanée,Atteints par la gelée blanche, les boqueteaux semblent rouillés.Les feuilles tombent, dansLire la suite « Vasile Alecsandri – Fin d’automne »

Vasile Alecsandri – Au coeur de l’hiver

Dans les bois les chênes craquent ! Le gel est amer, cruel ! De glace semblent les étoiles, en acier parait le cielEt la neige cristalline couvrant la plaine brillanteUn champs de diamants semble, qui sous les pieds crisse et chante. Des nuages de fumée blanche dans l’air scintillant et bleuSe dressent comme les hautesLire la suite « Vasile Alecsandri – Au coeur de l’hiver »

Vasile Alecsandri

Poète, prosateur et auteur dramatique, la vie de Vasile Alecsandri couvre le 19-e siècle presqu’entier. Né en 1818, il quitte ce monde, dont il a suivi de près les événements, en 1890. Il avait écrit ses premiers vers en français. Son recueil le plus connu a pour titre « Complaintes et Muguet » C’est unLire la suite « Vasile Alecsandri »

George Cosbuc – Les Noces De Zamfira

Longue est la terre et large assez;Mais comme prince Flèche le fortunéJamais on n’aura vu de tel;Et il avait une fille – si belle –Comme une image sur un autel A adorer. Donc si fort courtisée elle fut,Il n’y a là rien d’imprévu.Et de la suite des chevaliersQui franchirent le seuil du palaisCe fut bientôtLire la suite « George Cosbuc – Les Noces De Zamfira »

George Cosbuc – Les ennemies

Laisse, mère, mes yeux, laisse-les pleurer!Enfant de la main gauche tu m’as bercéePour que je sois si empotée.Mais je n’ai pas, pardi, juréD’aller en terre sans avoir pleuré! Oh, pas que Leana me fasse peur,C’est par dépit maman, que je pleure.Ses mots je ne m’en soucie guère,Mais j’en ai honte et mal, ma foi:Elle dresseLire la suite « George Cosbuc – Les ennemies »

George Cosbuc – Le combat de la vie

L’enfant ne sait guère ce qu’il veut.Pleurer, là est tout ce qu’il peut. Mais rien n’est si lâche et veuleQu’un homme qui gémit et pleure Ni ridicule comme les larmesD’un combattant au champ honneur. La vie est lutte, eh bien luttons,Avec amour, avec ardeur Au compte de qui? On ne vaut rienSi on n’a pasLire la suite « George Cosbuc – Le combat de la vie »

George Cosbuc – La mère

Au gué les eaux rapides s’agitent Et grondent sur leur passageLes peupliers les soirs humides Murmurent de tristes présages.Au croisement de mille chemins Qui tous au moulin mènent,Je t’aperçois, ma mère, soudain Dans ta maison lointaine. Tu files. Dans l’âtre pauvre brûlent Et doucement crépitentTrois bouts de bois d’une vieille clôture Et geint la flammeLire la suite « George Cosbuc – La mère »

George Cosbuc – L’hiver au village

Il s’est mis à tomber hierDeux-trois flocons. Mais c’est fini.Les nuages sont moins grisVers l’occident, ils s’agglomèrent Sur le pays. Sans soleil, il fait juste bonLa rivière est en fumée,Le vent maintenant s’est calméEt un grand vacarme monte De la chaussée. Sur leurs luges une bande d’enfantsDescendent la côte en gaietéEt de rire et seLire la suite « George Cosbuc – L’hiver au village »

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