Costache Conachi – La mer si tu regardais

Si la mer tu regardais
En ses moments tourmentés
De terribles déchaînements,
Si la voyais s’élancer
Contre ses côtes se heurter
Furieusement…
Et au large un petit canot
Tout entouré par les flots

Qui par instants apparaisse,
Avec un homme tout en pleurs
Qui te montre son malheur

Par des cris de détresse…
La mort il voit, fuir ne parvient,
Les mains tend et rien n’atteint

Mais se berce d’illusions :
Est-ce possible de ne point
Ressentir quelqu’émotion

Devant si grand désarroi ?
Et d’un si sauvage coeur
Regarder avec bonheur

Vers un homme qui se noie ?
Or, ce malheureux rameur
Que l’amour punit sur l’heure,

C’est moi, ma très noble Dame.
Et la mer sans fin aucune
Est le feu qui me consume,

Dont ne baisse guère la flamme !
Quant à la pitié divine
Qui me sauve de la ruine,

C’est votre clémence à vous !
N’ayez, soit, guère pitié,
Mais permettez-moi d’approcher,

Que je pleure à vos genoux

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